Lusophonie

La Lusophonie (ou Lusofonia; issu du nom de la province de Lusitanie) est l'ensemble des identités culturelles, régions, pays et communautés liés à la locution du portugais comme l'Angola, le Brésil (qui est le plus grand pays lusophone avec plus de 200 millions d'habitants), le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, Macao, le Mozambique, le Portugal, Sao Tomé-et-Principe, et le Timor oriental.
La Galice, région espagnole, est un membre observateur de la communauté des pays de langue portugaise.
La lusophonie représente plus de 220 millions de locuteurs comme langue maternelle dans le monde.

Membres
Afrique Drapeau de l’Angola Angola, Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert, Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau, Guinée équatoriale Guinée équatoriale, Mozambique Mozambique, Sao Tomé-et-Principe Sao Tomé-et-Principe
Amérique Drapeau du Brésil Brésil
Europe Drapeau du Portugal Portugal
Océanie Drapeau du Timor oriental Timor oriental

ANGOLA

Angola
Armoiries

Angola

L'Angola, en forme longue la République d'Angola, en portugais República de Angola, est un pays du sud-ouest de l'Afrique, limitrophe de la République démocratique du Congo, de la République du Congo, de la Namibie et de la Zambie.

Le pays est un quadrilatère reliant l'Afrique centrale francophone à l'Afrique australe anglophone. Il est le deuxième pays lusophone par son étendue et le troisième par sa population. L’État angolais est né en 1975, sous le nom de République populaire d'Angola. Les frontières actuelles résultent de la colonisation européenne. Les identités sociales ethniques se maintiennent, mais un sentiment national s'est développé dans les dernières décennies. Cette ancienne colonie portugaise est membre de la communauté des pays de langue portugaise.

 Le relief

Deux régions s’opposent sur le plan orographique. Un relief varié s’élevant en gradins (revers de plateau) depuis l’étroite plaine côtière (200 km maximum de large) vers des plateaux et massifs intérieurs. Le point culminant est Morro de Môco à 2 620 mètres[1]. L’ensemble le plus massif est le plateau angolais qui déborde à l’Est les frontières de l’État. L'altitude moyenne y est 1 000 m. À l’Est, se trouve le bassin de très grands fleuves vers l’océan Indien. Le plateau est situé directement sur le bouclier granitique qui contient très peu de structure sédimentaire.

              

CAP VERT

Drapeau
Armoiries 1

CAP VERT

Le Cap-Vert, officiellement la République de Cabo Verde[2] (en portugais Cabo Verde et República de Cabo Verde), est un pays insulaire de l'océan Atlantique au large de l'Afrique. Colonie portugaise à partir de 1456 (arrivée des premiers colons sur l'archipel alors inhabité), le pays accéda à l'indépendance en 1975. Il tire son nom du cap Vert. Le pays fait partie de la CEDEAO.

Les îles du Cap-Vert restèrent inhabitées jusqu'à l'arrivée des explorateurs portugais en 1456 et à la fondation de Ribeira Grande (Cidade Velha) en 1462 sur l'île de Santiago.

Colonie portugaise jusqu'en 1975, l'histoire du Cap-Vert est marquée par deux périodes de prospérité, au XVIIe siècle grâce au commerce des esclaves, puis à la fin du XIXe siècle qui vit l'ouverture des lignes transatlantiques. Entre deux, les sécheresses chroniques dues à la déforestation provoquèrent des famines, accentuées par l'absence d'aide alimentaire.

À partir de 1956, les indépendantistes du Cap-Vert et de la Guinée-Bissau, autre possession portugaise en Afrique de l'ouest, s'allient pour former le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). La Guinée-Bissau obtient son indépendance en 1974 et le Cap-Vert l'année suivante. Il était alors question d'une unité entre les deux pays, projet abandonné après le coup d'État en Guinée-Bissau de 1980. Le Cap-Vert vécut sous un régime d'inspiration socialiste jusqu'en 1990, avec le Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert (PAICV) pour unique parti. Le pays s'ouvrit au multipartisme en 1990. Le 23 juillet 2008, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) accueille le Cap-Vert qui devient alors le 153e pays membre. Pauvre mais relativement bien aidé, le Cap-Vert est désormais considéré comme un bon élève des organismes internationaux d'aide au monde en développement.

Le Cap-Vert est resté inhabité jusqu'à l'arrivée des colons portugais en 1456 et sa population est issue d'un métissage entre ces derniers, (en particulier des Portugais des Açores et de Madère) et les esclaves importés du continent africain, surtout de l'ouest africain. Un certain nombre d'autres européens s'installèrent également sur l'archipel, ainsi qu'une communauté de juifs espagnols et portugais fuyant l'Inquisition. Ils se sont tous rapidement assimilés.

À l'étroit sur une terre exiguë et peu fertile, la population capverdienne subit de très nombreuses famines jusqu'à l'indépendance du pays en 1975. Aujourd'hui, l'aide alimentaire a permis d'éradiquer les famines mais le Cap-Vert reste une terre d'émigration, avec davantage de ressortissants vivant à l'étranger (États-Unis, Portugal, France, Luxembourg, Pays-Bas, Sénégal[11], Suisse, Angola, et Sao Tomé-et-Principe…) que de locaux (environ 700 000 ressortissants à l'étranger pour 500 000 au pays).

Avec un peu plus de 500 000 habitants, le Cap-Vert est l'un des pays les moins peuplés d'Afrique.

GUINEE BISSAU

Drapeau 1
Armoiries 2

Guinée Bissau

La Guinée-Bissau ou Guinée-Bissao[1], en forme longue la République de Guinée-Bissau ou la République de Guinée-Bissao, en portugais Guiné-Bissau et República da Guiné-Bissau, est un pays lusophone de l'Afrique de l'Ouest. Sa capitale est Bissau. Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest.

Au XIIIe siècle, le royaume mandingue de Gabou exerce une forte influence sur la région. Les premiers contacts européens sont établis, en 1446, par le navigateur portugais Nuno Tristão, tué en prenant pied dans la zone. Le Portugal établit quelques comptoirs sur la côte.

En 1879, la région devient une colonie portugaise.

Les Portugais quittent le pays après la révolution des œillets en 1974. Le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert qui avait mené la lutte politique puis militaire pour l'indépendance remporte les élections. Après une lutte acharnée de 12 ans le peuple bissau-guinéen a vu sa proclamation d'État en 1973 à l'ONU.

La Guinée-Bissau est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine.

La principale source de devises est l'exportation de noix de cajou, qui représente 60 % des revenus du pays. La Guinée-Bissau est le 3e producteur de noix de cajou d'Afrique, et le 6e mondial, avec sa production de 120 000 tonnes par an lui rapportant 60 millions de dollars. Le pays possède de nombreuses autres ressources naturelles : bauxite, bois, pétrole, phosphates... Son littoral, très riche en poissons, attire les pêcheurs de l'Union européenne qui viennent pêcher chaque année 500 mille tonnes de poisson, versant en échange à la Guinée-Bissau environ 7 500 000 €. Le potentiel agricole du pays est énorme, mais sa forêt, par exemple, n'est exploitée que de manière informelle.

Malgré ses nombreux atouts, la Guinée-Bissau est le troisième pays le plus pauvre du monde, parmi les pays les moins avancés (PMA). L'indicateur de développement humain (IDH) est de 0,289 en 2010 (position 164 entre 196 pays). En 2005, le budget de l'État dépend à 75 % de l'aide internationale. Il n'y a pas partout de l'électricité et 85 % des habitants vivent avec moins de 1 dollar par jour.

En effet, l'instabilité politique, les séquelles de la guerre civile de 1999, l'obsolescence des infrastructures découragent les investisseurs et donc les possibilités de développement.

La Guinée-Bissau est un pays d'Afrique de l'Ouest baigné par l'océan Atlantique, limité au nord par le Sénégal, à l'est et au sud par la République de Guinée (Conakry), états francophones. De par sa situation géographique, la Guinée-Bissau est donc enclavée en Afrique francophone, entre la Guinée et le Sénégal.

La Guinée-Bissau doit son nom à sa capitale, Bissau, et s'étend sur 36 120 km2, 28 000 km2 de terre et 8 120 km2 de mer (ce qui est à peine plus étendu que la Belgique), y compris une soixantaine d’îles dans l’Atlantique, dont l'archipel des Bijagos appelé aussi archipel des Bissagos.

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Date de dernière mise à jour : 11/01/2014